De la production de fraises à la transformation de fruits, Micaël Hege fait évoluer Fraisal autour d’une conviction simple : quelle que soit sa maturité ou son apparence, chaque fruit mérite d’être valorisé.

Grand Est
Grand Est

Fruits d’Alsace
produits par Micaël Hege partenaire metro
depuis 20 ans

Bonjour Micaël, pouvez-vous vous présenter et présenter votre entreprise ?

Bonjour, oui bien sûr. Je suis Micaël Hege, directeur général de Fraisal, une PME alsacienne créée en 1986 par mon père. J’ai rejoint l’entreprise à l’âge de 18 ans, puis j’en ai pris la gérance quatre ans plus tard. C’est donc une entreprise familiale, mais aussi une histoire profondément liée au territoire alsacien et au travail du fruit. Aujourd’hui, nous exploitons une trentaine d’hectares de fraises, ainsi qu’une cinquantaine d’hectares de mirabelles et de quetsches. L’entreprise compte une dizaine de permanents tout au long de l’année. Et en saison, nous travaillons également avec une trentaine de saisonniers en station, ainsi qu’environ 60 à 80 personnes dans les parcelles. 

 



Que proposez-vous concrètement chez Fraisal ?

Chez Fraisal, nous avons deux métiers. Le premier, c’est notre métier historique : les fruits frais. Le second, c’est la transformation de nos fruits. Cette diversification a commencé en 2012. À l’époque, nous cherchions à valoriser certains fruits abîmés, trop mûrs ou simplement moins réguliers visuellement. L’idée était de trouver le bon usage pour chaque qualité de production. Une belle fraise, bien uniforme, part naturellement en frais de bouche. Une fraise un peu plus mûre, ou légèrement moins régulière, peut être destinée à la surgélation, à la purée de fruits, aux sorbets ou encore aux confitures. C’est cette logique que nous avons ensuite déclinée sur l’ensemble de nos fruits, lorsque cela était possible. Aujourd’hui, environ 80 % de nos produits partent sur le marché du frais. Le reste est transformé en fruits surgelés, en glaces artisanales, en confitures ou encore en fruits en bocaux.  

 

 



Qu’est-ce qui fait de vous un producteur local ?

Écoutez, c’est très simple : quand je récolte nos fraises, que je les transforme chez moi pour en faire des confitures, des fruits surgelés ou des glaces, puis que je les distribue ensuite en Alsace ou dans le Grand Est chez mes clients, le local est dans les faits. Le fruit est ici, il est travaillé ici, et il est distribué ici. Donc, pour nous, le fruit parle de lui-même. 



Comment travaillez-vous vos produits transformés ?

Pour les produits transformés, le processus est assez court. Nous récoltons nos fruits en saison, puis nous les transformons dans nos ateliers. Pour une glace, par exemple, nous commençons par pasteuriser notre mix de préparation avec le fruit, l’eau et le sucre. Ensuite, le mélange mature une nuit à quatre degrés. Le lendemain, nous le passons en turbine pour fabriquer la glace. En 48 heures, nous pouvons obtenir un produit prêt à la consommation. Cette rapidité nous permet de respecter le fruit, sa fraîcheur et ses qualités. C’est aussi l’intérêt d’être à la fois producteur et transformateur : nous connaissons notre matière première, et nous pouvons la travailler au bon moment. 



Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il y a encore très peu de producteurs qui sont à la fois producteurs et transformateurs de fruits régionaux. Pour nous, la régionalité est très importante, parce que c’est le terroir qui donne leur identité à nos fruits. Nous avons les fraises de la plaine du Rhin, les mirabelles et les quetsches du massif vosgien. Chaque produit a son terroir. Il est important de mettre en avant les spécificités de chaque région et de chaque terroir. 



Vous distribuez uniquement aux professionnels ?

Oui, nous faisons uniquement de la revente aux professionnels. On nous demande régulièrement si nous avons une boutique en ligne, notamment lors de nos portes ouvertes, mais ce n’est pas notre choix aujourd’hui. Nous sommes déjà producteurs, transformateurs et glaciers. Cela représente plusieurs casquettes à tenir. Nous voulons donc rester spécialistes de ce que nous faisons. Si l’on veut rester leader et bien faire son travail, il faut rester concentré sur son métier



Depuis combien de temps travaillez-vous avec METRO ?

Nous travaillons avec METRO depuis bien vingt ans. Nos relations sont excellentes. J’ai même eu la chance, en début d’année, de saluer le PDG de METRO lors de sa visite dans les halles METRO de Strasbourg. C’était un plaisir de pouvoir échanger quelques minutes avec lui et de parler de ce que nous faisons. 

 



Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Oui. Quand on parle de Fraisal, on parle bien sûr de fruits, de production et de transformation. Mais Fraisal, ce sont aussi des collaborateurs, des hommes et des femmes engagés. Chacun contribue, à son niveau, à nourrir les Français et à proposer des produits de qualité. Leur métier est tout simplement indispensable, et je crois que c’est important de ne pas l’oublier. 



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